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De la Cave Coopérative au nouveau Centre Culturel et Artisanal. Un voeu.

Proposé par : vbc

      0075663001197550324.jpeg La feuille périodique d'informations de l'Association du Patrimoine de Saint-Césaire, dans son n°6, consacre une  grande partie de sa première page à notre Cave. Elle titre "un patrimoine bientôt effacé". La tristesse se révèle au travers  des termes employés. Nous relevons  "condamné" " les saint-césairois originaires du village vont sûrement regretter que cette belle bâtisse...n'ait pas pu faire l'objet d'un autre destin" "l'imposant bâtiment va donc être effacé irrémédiablement du paysage saint-césairois".
Nous nous associons au sentiment exprimé par cet article. Nous refusons que cette expression aboutisse à l'épitaphe "Ci-git la Cave Coopérative"
1925-2008" 
Paix à ses cendresNous nous sommes déjà élevés contre la destruction de ce beau bâtiment en pierre qui a fait l'objet de plusieurs projets de la Mairie, comme la construction de Bâtiments Administratifs et Sociaux en 2005,  jusqu'à la programmation de son anéantissement.

Le patrimoine de Saint-Césaire se délite sous l'action de mesures prises par des pouvoirs indifférents à la conservation de notre patrimoine.
Des terrains libres ont reçus des constructions de promoteurs pendant que nos constructions anciennes disparaissent.
Ainsi les logements sociaux, rue de Mascard, se sont élévés sur les fondations de la distillerie Jocard née au 19 ème siècle.

titre distillerie de vin et de marc Jocard, puis Béranger
localisation Languedoc-Roussillon ; 30 ; Nîmes
aire d'étude Gard
adresse Mascard (rue de) 39 à 81
destinations successives magasin de commerce ; maison
dénomination distillerie
parties constituantes entrepôt industriel ; magasin industriel ; bureau ; cour
époque de construction 3e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle
année 1873 ; 1900
auteur maître d'oeuvre inconnu
historique Distillerie Jocard établie en 1873 en annexe à un bâtiment plus ancien à fonction de cave vinicole. Passe à Béranger père puis Béranger fils et Compagnie qui construit en 1900 un nouveau magasin avec bureau de l' autre côté de la cour, puis un nouveau hangar de distillation et un magasin à la place de l' ancien. Fin avant 1943 et vente comme maison, bureau et entrepôt.
1873 : chaudière Danto et Perrin (Lyon) , cylindrique de 200 l pour la distillation du marc
description Bâtiment nord couvert en tuile creuse sauf un auvent en tuiles mécaniques sur piliers métalliques le long de l' élévation sud ; bâtiment sud couvert en tuile mécanique prolongé par une remise ouverte, grande porte cochère plein-cintre ; petit bâtiment de bureau à baies rectangulaires et un étage carré en retour d' équerre du précédent ; surface bâtie en m2 : 1090
gros-oeuvre calcaire ; enduit
couverture (matériau) tuile creuse ; tuile mécanique
étages 1 étage carré ; 2 vaisseaux
couvrement charpente en bois apparente
couverture (type) toit à longs pans ; pignon couvert
typologie arc plein-cintre ; rectangulaire
état établissement industriel désaffecté propriété privée
date protection MH édifice non protégé MH
type d'étude repérage du patrimoine industriel
date d'enquête 1989
rédacteur Wienin Michel

L'usine de chaux qui datait de 1902, laissée à l'abandon, a été heureusement sauvée in extremis par La Maison des Compagnons.

Usine de chaux de Saint-Césaire à Nîmes (30)

Catégorie : Usine de chaux
aire d'étude : Gard
lieu-dit : Saint-Césaire
adresse : Compagnon (Chemin du)
destinations successives : école
parties constituantes : atelier de fabrication ; excavation
époque de construction : 1er quart 20e siècle
année : 1902
auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu
historique : Usine à chaux établie en 1902 par Ferdinand Martin, propriétaire de l' usine à chaux des Trois Ponts à l' histoire de laquelle elle restera toujours liée. 1911 : Morache Louis. 1924 : Vidal et Sabon. 1935 S. R.L. R. Gourdin, Vidal et Cie. Fin vers 1950. Bâtiments abandonnés une vingtaine d' années puis réhabilités et intégrés dans le centre de formation professionnelle des compagnons (maison des compagnons) , spécialisé dans le travail du bois et de la pierre
description : surface bâtie en m2 : 2030
gros-oeuvre : calcaire ; moellon
couverture (matériau) : béton en couverture
étages : 2 étages de soubassement
couverture (type) : toit à longs pans ; toit en batière ; pignon couvert ; appentis
escaliers : escalier de distribution extérieur ; escalier tournant ; sur voûte
typologie : arc plein-cintre ; rectangulaire ; demi cercle
état : établissement industriel désaffecté
propriété publique
date protection MH : édifice non protégé MH
type d'étude : repérage du patrimoine industriel
date d'enquête : 1989
rédacteur(s) : Wienin Michel
N° notice : IA00128484
© Inventaire général, 1989
Dossier consultable : service régional de l'inventaire Languedoc-Roussillon
B.P. 2051 - 5, Rue de la Salle l'Evêque 34026 MONTPELLIER - 04.67.02.32.00
 Remarquons que La Poste, service public auquel nous sommes attachés n'a pas trouvé son emplacement dans les Villégiales comme cela était initialement prévu. Sa décrépitude face au Griffe, souligne le désintérêt pour un établissement à l'utilité indéniable mais à la rentabilité pas toujours évidente.
Aujourd'hui, un bassin de réception des eaux de pluie va se creuser face à des immeubles actuellement en construction et qui jouxtent un autre ensemble immobilier, rue de la Plaine, l'assombrissant. 

N'avons-nous pas le droit de conserver quelques espaces historiques à d'autres fins que celles de fortes spéculations financières  ?
 
La Cave Coopérative, avec une couverture de 500 m2 environ, dresse ses beaux murs sur un terrain de plus de 5000 m2 accompagnée d'une autre bâtise, nettement plus modeste, mais honorable aussi. Sachant qu'un terrain construit vaut plus qu'un terrain nu que d'argent perdu ! A la facture s'ajoutera la destruction, le transport et la dépose des déblais prestigieux sans oublier l'excavation du fossé et son habillement. 
 
Saint-Césaire a besoin, pour son développement, de ces édifices anciens. La petite salle municipale, rue de Mascard, est saturée de demandes et ne peut plus satisfaire les exigences présentes et encore moins futures.
Maints services trouveraient sous ces toits, un accueil enrichissant pour tous. Achetée par la ville, la Mairie pourrait, au besoin en sollicitant des aides régionales, rénover et louer des superficies à des associations, des entreprises d'expositions, de spectacles, des bibliothèques, des artisans divers comme des calligraphes, des illustrateurs, des relieurs mais aussi des bouquinistes, des brocanteurs. En quelque sorte, la création d'un Centre à but culturel et artisanal  prendrait la relève du regroupement des activités coopératives à fonction viticole.

Au XXI ème siècle un combat contre les inondations devrait trouver une autre solution que celle arrêtée par l'étude hydraulique en automne 2007: un bassin pour délester le cadereau et ainsi résorber, en partie seulement, les excès pluviaux. Si à la place d'une humble cave s'élevait l'Arc de Triomphe, le Musée du Louvre ou l'auguste Tour Eiffel déciderez-t-on de les évincer au profit d'un trou ?
M. Fournier, maire de la ville de Nîmes, qui a la responsabilité de la lutte contre les inondations sur le plan national, ne peut se satifaire d'une réponse aussi élémentaire et brutale. Nous plaçons en lui nos derniers espoirs pour une douce poursuite de notre histoire. Un petit album sur notre coopérative :

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perso2 commentaires | réagir

De yvan
16-12-2007 15:46:35

Cela serait bien dommage de perdre notre cave....

De serge
27-12-2007 14:07:33

Le projet des bureaux prévu par le conseil municipal de Nîmes serait donc abandonné ? :-(
Il apparaît un peu facile de ne pas trouver une solution qui favoriserait le village autrement que par un bassin de rétention : une maison des associations serait un véritable outil d'échange entre les habitants...

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