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De mémoire d'hommes

Proposé par : vbc

Il existait à St Césaire... Propos recueillis lors d'une interview de M. et Mme VERDIER et M. BONFILS

4 ou 5 moulins à huile : 1 - rue de la Vieille Ecole 2 - dans l' impasse à droite après le pont 3 - au Mas de Sagnier 4 - ? (Qui le sait ?).

3 bergeries : 1 - à la gare 2 - à la résidence du Vélasquez (de grande dimension) 3 - au moulin à vent.

4 cafés : « Le Café de l'Avenir » derrière l'église, rue de la Vieille Ecole dans une maison séculaire. « Le Café de l'Alizier » (nom tiré de l'arbre). « Le Café de la Gare ». « Le Café du Commerce » actuellement un restaurant à l'enseigne « Restaurant du Commerce ».

Agencements
M. Louis COSTE, grand père maternel de M. VERDIER et M. BONFILS, a été à l'origine de la construction de la cave coopérative ainsi que de la Poste. Lors de la municipalité de Josias PAU, Maire de Nîmes, le Clos des Gallines était un quartier de Saint-Césaire. Le Clos des Coqs portait le nom « chemin de l'homme mort ». Le quartier de Font Margouline, actuellement zone hôtelière, appartenait à Saint- Césaire.

Sport
En 1900. Les jeunes jouaient au « MOTOBALL ». Cela se passait à l'emplacement où se situe le 4ème régiment. Les motos poussaient un énorme ballon. Des joueurs acharnés se prenaient au jeu.

Morts pour la patrie
A la seconde guerre de 1939 à 1946, il a été recensé un mort : Espagne Ilario mort en 1945. La première guerre mondiale de 1914-1918 a été beaucoup plus meurtrière. On a dénombré près d'une trentaine de décès parmi les hommes envoyés au front.

Météo de St Césaire
Pour la fête du 14 juillet, il se produisait fréquemment un orage. Il faisait beaucoup plus chaud en été qu'aujourd'hui et beaucoup plus froid en hiver. M. BONFILS se souvient qu'en 1930 - 1932, il glissait avec « ses galoches » sur la glace qui recouvrait le sol de la rue de la Vieille Ecole. L'été, il se baignait dans les eaux du lieu dénommait « le Grand creux », juste avant le CRCA, à droite qui en période hivernale se transformait en patinoire. On se baignait surtout dans « La Pondre », au camp actuel des gens du voyage. Ces changements climatiques s'expliquent en partie par l'élévation de multiples constructions qui font barrage aux amplitudes thermiques et créent un micro climat différent de celui qui existait il y a quelques années. Rappelons que les pluies rencontrent maintenant, à bien des endroits, un sol goudronné incapable de les absorber, d'où un danger d'inondations quand les averses se font diluviennes. « Le soir, par temps très clair, on voit le phare de l'Espiguette du Moulin à Vent » affirme-t-on. A vérifier par une belle nuit d'été...

Les travaux agricoles
Au mois de juillet, les travaux consistés à l'époque en battages « moissons ». L'aire de battage se tenait à l'endroit occupé aujourd'hui par le garage "Citroën". Les gerbes étaient liées par de la ficelle. Les grandes meules dites « cavallets » étaient composées de blé, d'avoine ou d'orge. Les vendanges débutaient à partir du 15 septembre. Un récipient en bois « la cornue » servait à recueillir les raisins cueillis par les vendangeurs. 2 porteurs qui possédaient chacun une barre, la glissaient dans une anse de la cornue et l'apportaient à la charrette où ils la déversaient. Une charrette contenait 7 à 8 cornues. Il fallait vider les cornues dans « le conquet » qui était une cave extérieure. Le producteur « posait son voyage ». Puis on pesait son chargement et on mesurait le degré de la récolte, ceci avec « un mustimètre ».
« L'octroi » était un droit de passage au Stade que l'on payait (voir la facture de De Mascard qui spécifie que les droits d'octroi sont à la charge du client) pour entrer dans Nîmes en fonction des marchandises que l'on passait devant une sorte de guérite (une petite maison occupée par un garde) dotée d'une bascule qui servait de poids public. Une deuxième guérite se dressait au rond point de la gare.
La coopérative d'outillage, fermée il n'y a qu'une dizaine d'années, accordait la location de divers outils aux sociétaires. Son nom « COOPERATIVE D'UTILISATION DE MATERIEL AGRICOLE », sigle C.U.M.A., terme utilisé couramment pour la nommée. La CUMA a été vendue. La cave de vinification a été créée en 1925. On a fêté son cinquantenaire en 1975. M. BONFILS a été président de 1945 à 1962 de la coopérative d'outillage, président de la cave coopérative de vinification de 1962 à 1979. En 1979 la cave coopérative de vinification a fusionné avec la cave de Milhaud. Jusqu'en 1934 ces activités agricoles ont crée un lien entre les communautés catholiques et protestantes et développé un esprit mutualiste. Mais bientôt chacun a mis son point d'honneur à acheter son tracteur en faisant un prêt à la CRCA (Caisse Régionale de Crédit Agricole) à 2 pour cent « L'esprit coopératif s'est alors dilué » explique M. BONFILS « et cela a entraîné la fermeture de la coopérative d'outillage ». La conjoncture défavorable a condamné la coopérative viticole.

Les journaux
Il existait un journal sur Nîmes, au début du XXe siècle, qui s'appelait « L'Eclair ». En 1940 on achetait surtout « Le Provençal » alors qu'après la guerre le « Midi Libre » et surtout « La Marseillaise » avaient la faveur du public.

Cinéma
A la sortie de la guerre, au début des années 1950, un ciné club a été créé dans l'actuelle salle du patronage dite salle paroissiale. Cette expérience a pris fin.

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