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Musée de Saint-Cézaire-lès-Nîmes, virtuel

Proposé par : vbc

V.BCARLES

ARCHEOLOGIE

Mme DOMINIQUE DARDE, Conservateur du Musée Archéologique de Nîmes et M. JEAN PEY, Adjoint au Conservateur que nous remercions personnellement pour son excellent accueil, offrent à Saint-Césaire-les-Nîmes son Musée.OUVERTURE
Tous les jours
Midi-Minuit, Minuit-Midi

Prenez votre ticket, l'entrée est gratuite !

LES SISTRES DU VILLAGE

Au XIXème siècle des archéologues extraient, de la terre de Saint-Césaire, des monuments funéraires. Un des tombeaux qui jalonnent la voie domitia se révèle dissemblable. Il contient la dépouille d'un prêtre accompagné d'objets rituels. Certains des éléments sont prélevés, des sistres en particulier, pour être offerts postérieurement à deux grands musées nationaux.

Les sistres

Le sistre est un instrument de musique authentiquement égyptien, appartenant au domaine sacré.

Le dictionnaire « Larousse » nous en donne une définition :
- Sistre : nom masculin. Vient du latin « sistrum », du grec « seistron ». Ancien instrument de musique, en usage chez les Egyptiens. Il consistait en une lame métallique recourbée armée d'un manche, traversée de baguettes mobiles qui retentissaient lorsqu'on agitait l'appareil. C'est une ancienne sorte de luth.

L'encyclopédie nous montre un exemplaire et précise :

Le sistre lesistre deesse Statuette de la déesse Bastet tenant le sistre. Musée du Louvre Paris.

"Il est le plus souvent utilisé au temple, par les femmes, dans le cadre de rituels comprenant des chants et des danses en l'honneur de la déesse Hathor On le retrouve également associé à d'autres symboles sacrés : le chat de la déesse Bastet, les uræus, la figure du dieu Bès ou un naos.
Il en existe de deux types principaux :
- le sakhm est un cadre de bois, muni d'un manche, à l'intérieur duquel des anneaux métalliques s'entrechoquent lorsque l'on secoue l'instrument.
- le saïschschit, plus ancien, est composé d'un manche prolongé, le plus souvent, par une tête hathorique dont les cornes sont remplacées par deux longs appendices dans lesquels des fils métalliques sont tendus. Sur certains modèles, ces tringles traversent de petites cymbales, dans d'autres elles sont pourvues d'une extrémité recourbée qui provoque un son en heurtant le cadre.
Son nom (sakhm, saïschschit) serait tiré du sSS évoquant le bruissement que la vache Hathor provoquait lorsqu'elle se déplaçait dans les fourrés de papyrus."

 

La tombe du prêtre d'Isis à Saint-Césaire

Remontons à l'année 1899. Une équipe met à jour, parmi les pierres de la voie domitienne, une sépulture étonnante. Elle ne ressemble en rien à celles déjà exhumées d'origine romaine. Elle surprend par son atypisme et son exotisme.
Lisons les carnets de Félix MAZAURIC. Il consigne dans « Les Musées Archéologiques de Nîmes. Recherches et Acquisitions » au mois de décembre 1910 :
« Aux abords du village de Saint Césaire, la voie domitienne était bordée par une double ligne presque interrompue de tombeaux. C'est là que fut découvert, il y a une douzaine d'années, à deux cents mètres du Pont Buais du chemin de Montpellier, dans la cour de M. Gensanne entrepreneur, le curieux tombeau d'un prêtre d'Isis dont un des sistres en bronze se trouve au Musée Guimet à Paris et l'autre au Musée d'Amiens.

Remontons à l'année 1899. Une équipe met à jour, parmi les pierres de la voie domitienne, une sépulture étonnante. Elle ne ressemble en rien à celles déjà exhumées d'origine romaine. Elle surprend par son atypisme et son exotisme.
Lisons les carnets de Félix MAZAURIC. Il consigne dans « Les Musées Archéologiques de Nîmes. Recherches et Acquisitions » au mois de décembre 1910 :
« Aux abords du village de Saint Césaire, la voie domitienne était bordée par une double ligne presque interrompue de tombeaux. C'est là que fut découvert, il y a une douzaine d'années, à deux cents mètres du Pont Buais du chemin de Montpellier, dans la cour de M. Gensanne entrepreneur, le curieux tombeau d'un prêtre d'Isis dont un des sistres en bronze se trouve au Musée Guimet à Paris et l'autre au Musée d'Amiens.
Ces éléments sont repris dans « Carte Archéologique de la Gaule »* dans sa partie consacrée « À la périphérie sud ». Il y est écrit « Tombe 127 » :
« C'est vers 1899, que cette tombe a été découverte dans « la cour de M.GENSANNE », à 200 m environ après le Pont-Biais. Elle a toujours été décrite de façon peu satisfaisante ; aussi l'inventaire que l'on peut en donner grâce aux recoupements de diverses informations est-il peut-être incomplet : E.Guimet, 1900, p.85-86 ; - F. Mazauric, 1906-1913, p 252 ; - Morin-Jean 1913, p.307, 2B ; - A.Blanchet, M. Louis, 1941, P.27-29, n° 75-76, p. 122, n° 179 ; - S. Aufrere, 1985, p. 151-153 (avec photos du mobilier).
La sépulture était constituée d'une « cuve en pierre » qui contenait, avec les cendres, l'ensemble du mobilier funéraire.»
(?) deux sistres en bronze (fig. 342) dont l'un au musée du Louvre (inv. N° E 22 262)

sistre342

Sistre, a priori originaire de Saint-Césaire déposé au Musée du Louvre (voir « Carte Archéologique de la Gaule »*)
Il est orné d'une chatte, animal de la déesse BASTET»

L'autre exemplaire serait conservé au musée d'Amiens mais ne figurait pas à l'inventaire du musée de Picardie, aux environs de 1996.

En cette année 2006, M. Nöel Maheo, Conservateur au Musée de Picardie, chargé du département archéologie, nous a communiqué le fruit de ses dernières recherches.


Nous vous transcrivons quelques extraits de son courrier daté du 27 janvier 2006:
« J'ai cherché dans les collections, nombreuses, et exhumé un petit objet qui correspond, à mon avis, à un fragment de sistre en bronze.
Il se peut que cet objet ait fait partie de la collection A.Maignan, léguée en 1908 au Musée de Picardie et rentré dans las collections de musée en 1927. Albert Maignan connaissait bien Emile Guimet, ils ont tous les deux financé les fouilles d'Antinoë, par exemple et se sont constitués des collections importantes. Les dates correspondent.
Le cahier d'inventaire indique bien un sistre en bronze issu de la collection Maignan (inventaire 3057.255.10) entré au musée en 1927, malheureusement sans description, ni lieu de provenance, pas de fiche d?inventaire non plus. Ce sistre pourrait donc être celui de Saint-Césaire-lès-Nîmes. On n'en a pas d'autre, sauf un trouvé en 1952. »

M. Maheo a eu l'extrême obligeance d'accompagner son envoi de deux photographies couleur de la pièce dont il est fait mention.

Musée 178 885 : Photos du Musée d'Amiens

1détailsistre

Le regard de chatte de la déesse vous contemple après plus de 15 siècles !

2detailsistre

Le dessin est moins précis que dans la photo précédente mais le bleu intense, accroché à l'alliage, émet son charme à travers le temps.

CARACTERISTIQUES

Inventaire, collection Maignan

3057. 255.10

Matière

bronze

Longueur

5, 02 cm

Largeur

3, 5 cm

Epaisseur

1, 1 cm

Pour E.Guimet, il s'agit de la tombe d'un hiérostole (c'est-à-dire d'un prêtre d'Isis).
Seule l'étude du sistre a permis d'avancer une datation pour cette tombe. Selon S.Aufrère, elle serait des

IIe-IIIe siècles après J.C.

Sources :


1 - L'aimable collaboration de M. NOEL MAHEO, Conservateur au Musée de Picardie, Chargé du département archéologie.

2 - Félix MAZAURIC - Les Musées Archéologiques de Nîmes. Recherches et Acquisitions. Editeur Imprimerie Chastanier.

3 - Carte archéologique de la Gaule publiée, par Michel Amandry, Michel Christol, Yves Manniez, Martial Monteil, Laurent Sauvage et Laurent Vidal, sous la responsabilité de Michel Provost, Professeur à l'Université d'Avignon et la direction de Jean-Luc Fiches et Alain Veyrac. Diffusion Fondation Maison des sciences de l'homme. Paris 1996

Admirez les photos des vestiges romains réalisées par M. Jean PEY et son équipe.

Remarque : Le photographe est doué d'un sens artistique indéniable.

Mobilier de tombeaux romains

Celui que vous allez découvrir a été exhumé dans la propriété de GENSANNE, chemin de Montpellier, sur le bord de la voie Domitienne.
Nous précisons au-dessus de la photo, la date de l'enregistrement portée sur les cahiers de Mazauric et en dessous, les références attribuées par le Musée Archéologique de Nîmes ainsi que le nom de l'objet.

Année 1910 décembre

guttus

Réf : 910-29-2- Guttus de terre rougâtre

assiette

Réf : 910-29-03- Assiette creuse de terre grise 0m175 de diamètre

pot

Réf : 910-29-7- Pot à deux anses de terre jaune 0m09 X 0m09

plaquette

Réf : 910-29- Plaquette rectangulaire 0m102 X 0m06

spatule

Réf : 910-29-10- Spatule en bronze de lancette flexible 0m07 X 0m007

Année 1912 septembre

urne

Réf : 912-15-1- Urne cinéraire en plomb de forme cylindrique 0m145 de haut - vue de face

urnecinéraire

Réf : 912-15-1-Urne cinéraire en plomb de forme cyclindrique- vue en plongée

fioleverre

Réf 912-15-3- Fiole en verre bleu très mince 0m055 de haut

fiole4

Réf 912-15-4- Fiole à parfum

fiolesparfum

Réf 912-15 -3-4 Les deux fioles réunies

Année 1917 décembre

urnefuneraire

Réf 918-11- Urne funéraire en terre grise avec son couvercle, de grand diamètre (1/2 pied romain de haut)

urnefuneraireouverte

Réf 918-11- Urne funéraire en terre grise, le couvercle retiré apparaissent quelques restes d'os calcinés

tasse

Réf 917- 4 -3- Tasse à deux anses en terre jaune de 0m 07 de haut

 

Articles présents dans nos archives :

Le 26-11-2007 Visite d'un Saint-Césaire déjà ancien

Le 26-11-2007 Ouverture de la patinoire à Nîmes

Le 04-01-2008 Bonne Année !

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