Proposé par : vbc
V.BCARLES
Au XIXème siècle des archéologues extraient, de la terre de Saint-Césaire, des monuments funéraires. Un des tombeaux qui jalonnent la voie domitia se révèle dissemblable. Il contient la dépouille d'un prêtre accompagné d'objets rituels. Certains des éléments sont prélevés, des sistres en particulier, pour être offerts postérieurement à deux grands musées nationaux.
Le sistre est un instrument de musique authentiquement égyptien, appartenant au domaine sacré.
Le dictionnaire « Larousse » nous en donne une définition :
- Sistre : nom masculin. Vient du latin « sistrum », du grec « seistron ». Ancien instrument de musique, en usage chez les Egyptiens. Il consistait en une lame métallique recourbée armée d'un manche, traversée de baguettes mobiles qui retentissaient lorsqu'on agitait l'appareil. C'est une ancienne sorte de luth.
L'encyclopédie nous montre un exemplaire et précise :
Le sistre
Statuette de la déesse Bastet tenant le sistre. Musée du Louvre Paris.
"Il est le plus souvent utilisé au temple, par les femmes, dans le cadre de rituels comprenant des chants et des danses en l'honneur de la déesse Hathor On le retrouve également associé à d'autres symboles sacrés : le chat de la déesse Bastet, les uræus, la figure du dieu Bès ou un naos.
Il en existe de deux types principaux :
- le sakhm est un cadre de bois, muni d'un manche, à l'intérieur duquel des anneaux métalliques s'entrechoquent lorsque l'on secoue l'instrument.
- le saïschschit, plus ancien, est composé d'un manche prolongé, le plus souvent, par une tête hathorique dont les cornes sont remplacées par deux longs appendices dans lesquels des fils métalliques sont tendus. Sur certains modèles, ces tringles traversent de petites cymbales, dans d'autres elles sont pourvues d'une extrémité recourbée qui provoque un son en heurtant le cadre.
Son nom (sakhm, saïschschit) serait tiré du sSS évoquant le bruissement que la vache Hathor provoquait lorsqu'elle se déplaçait dans les fourrés de papyrus."

La tombe du prêtre d'Isis à Saint-Césaire
Remontons à l'année 1899. Une équipe met à jour, parmi les pierres de la voie domitienne, une sépulture étonnante. Elle ne ressemble en rien à celles déjà exhumées d'origine romaine. Elle surprend par son atypisme et son exotisme.
Lisons les carnets de Félix MAZAURIC. Il consigne dans « Les Musées Archéologiques de Nîmes. Recherches et Acquisitions » au mois de décembre 1910 :
« Aux abords du village de Saint Césaire, la voie domitienne était bordée par une double ligne presque interrompue de tombeaux. C'est là que fut découvert, il y a une douzaine d'années, à deux cents mètres du Pont Buais du chemin de Montpellier, dans la cour de M. Gensanne entrepreneur, le curieux tombeau d'un prêtre d'Isis dont un des sistres en bronze se trouve au Musée Guimet à Paris et l'autre au Musée d'Amiens.
Remontons à l'année 1899. Une équipe met à jour, parmi les pierres de la voie domitienne, une sépulture étonnante. Elle ne ressemble en rien à celles déjà exhumées d'origine romaine. Elle surprend par son atypisme et son exotisme.
Lisons les carnets de Félix MAZAURIC. Il consigne dans « Les Musées Archéologiques de Nîmes. Recherches et Acquisitions » au mois de décembre 1910 :
« Aux abords du village de Saint Césaire, la voie domitienne était bordée par une double ligne presque interrompue de tombeaux. C'est là que fut découvert, il y a une douzaine d'années, à deux cents mètres du Pont Buais du chemin de Montpellier, dans la cour de M. Gensanne entrepreneur, le curieux tombeau d'un prêtre d'Isis dont un des sistres en bronze se trouve au Musée Guimet à Paris et l'autre au Musée d'Amiens.
Ces éléments sont repris dans « Carte Archéologique de la Gaule »* dans sa partie consacrée « À la périphérie sud ». Il y est écrit « Tombe 127 » :
« C'est vers 1899, que cette tombe a été découverte dans « la cour de M.GENSANNE », à 200 m environ après le Pont-Biais. Elle a toujours été décrite de façon peu satisfaisante ; aussi l'inventaire que l'on peut en donner grâce aux recoupements de diverses informations est-il peut-être incomplet : E.Guimet, 1900, p.85-86 ; - F. Mazauric, 1906-1913, p 252 ; - Morin-Jean 1913, p.307, 2B ; - A.Blanchet, M. Louis, 1941, P.27-29, n° 75-76, p. 122, n° 179 ; - S. Aufrere, 1985, p. 151-153 (avec photos du mobilier).
La sépulture était constituée d'une « cuve en pierre » qui contenait, avec les cendres, l'ensemble du mobilier funéraire.»
(?) deux sistres en bronze (fig. 342) dont l'un au musée du Louvre (inv. N° E 22 262)
Sistre, a priori originaire de Saint-Césaire déposé au Musée du Louvre (voir « Carte Archéologique de la Gaule »*)
Il est orné d'une chatte, animal de la déesse BASTET»
L'autre exemplaire serait conservé au musée d'Amiens mais ne figurait pas à l'inventaire du musée de Picardie, aux environs de 1996.
M. Maheo a eu l'extrême obligeance d'accompagner son envoi de deux photographies couleur de la pièce dont il est fait mention.
Musée 178 885 : Photos du Musée d'Amiens

Le regard de chatte de la déesse vous contemple après plus de 15 siècles !

Le dessin est moins précis que dans la photo précédente mais le bleu intense, accroché à l'alliage, émet son charme à travers le temps.
CARACTERISTIQUES |
Inventaire, collection Maignan | 3057. 255.10 |
Matière | bronze |
Longueur | 5, 02 cm |
Largeur | 3, 5 cm |
Epaisseur | 1, 1 cm |
Pour E.Guimet, il s'agit de la tombe d'un hiérostole (c'est-à-dire d'un prêtre d'Isis).
Seule l'étude du sistre a permis d'avancer une datation pour cette tombe. Selon S.Aufrère, elle serait des
1 - L'aimable collaboration de M. NOEL MAHEO, Conservateur au Musée de Picardie, Chargé du département archéologie.
2 - Félix MAZAURIC - Les Musées Archéologiques de Nîmes. Recherches et Acquisitions. Editeur Imprimerie Chastanier.
Remarque : Le photographe est doué d'un sens artistique indéniable.
Celui que vous allez découvrir a été exhumé dans la propriété de GENSANNE, chemin de Montpellier, sur le bord de la voie Domitienne.
Nous précisons au-dessus de la photo, la date de l'enregistrement portée sur les cahiers de Mazauric et en dessous, les références attribuées par le Musée Archéologique de Nîmes ainsi que le nom de l'objet.
Année 1910 décembre

Réf : 910-29-2- Guttus de terre rougâtre

Réf : 910-29-03- Assiette creuse de terre grise 0m175 de diamètre
Réf : 910-29-7- Pot à deux anses de terre jaune 0m09 X 0m09

Réf : 910-29- Plaquette rectangulaire 0m102 X 0m06

Réf : 910-29-10- Spatule en bronze de lancette flexible 0m07 X 0m007
Année 1912 septembre

Réf : 912-15-1- Urne cinéraire en plomb de forme cylindrique 0m145 de haut - vue de face

Réf : 912-15-1-Urne cinéraire en plomb de forme cyclindrique- vue en plongée
Réf 912-15-3- Fiole en verre bleu très mince 0m055 de haut

Réf 912-15-4- Fiole à parfum
Réf 912-15 -3-4 Les deux fioles réunies
Année 1917 décembre

Réf 918-11- Urne funéraire en terre grise avec son couvercle, de grand diamètre (1/2 pied romain de haut)

Réf 918-11- Urne funéraire en terre grise, le couvercle retiré apparaissent quelques restes d'os calcinés

Réf 917- 4 -3- Tasse à deux anses en terre jaune de 0m 07 de haut
Le 26-11-2007 Visite d'un Saint-Césaire déjà ancien
Le 26-11-2007 Ouverture de la patinoire à Nîmes
Le 04-01-2008 Bonne Année !
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