Proposé par : vbc
Le texte qui suit, tente de retranscrire les principaux éléments qui ont nourri la soirée du 3 mars 2010, à Saint-Césaire-lès-Nîmes. Il peut comporter, malgré notre volonté d’être fidèles au contexte, des erreurs ou de mauvaises interprétations des propos retenus. Nous vous prions de nous en excuser. Il ne tient qu’à vous de nous les faire connaître, par mail, et nous publierons vos rectifications.
A 18H55 nous étions plusieurs devant la porte de la salle municipale à attendre de pouvoir entrer après que ce soit achevée l’assemblée générale annuelle du Comité de Quartier présidée par M. G.Elie, assisté de Mrs A.Chalvet, R. Genti, et de Mme Béatrice Elie. A 19H, horaire respecté, les lieux sont accessibles. La salle était bien remplie et les élus presque tous présents : Mrs R.Tibérino, Y. Lachaud, B.Auzon Cape, le co-responsable de la Police municipale, et M.J.Perotti un peu en retard mais excusé du fait de sa mission médicale.
On perçoit rapidement que la proximité des élections régionales mettra de l'ambiance, bien que M. Tibérino souhaite dépolitiser le débat.
* Le problème est connu de longue date mais n’a toujours pas connu de solution, proteste une habitante. Le linge est souillé, le sol reçoit les cendres déchets. L’utilisation prochaine du bois comme combustible n’augmentera-t-il pas les risques ?
- M. Tibérino reconnaît être au courant de cette nuisance. Ces retombées néfastes provoquent effectivement une atteinte à l’hygiène. Il met en doute l’efficacité des filtres. Quant au rôle futur du bois, c’est à voir car une étude est en cours…
2ème question - La Poste et la Banque Postale.
* Les menaces qui pèsent sur son existence, sur son ouverture régulière, et sur le projet de création d’un distributeur de billets mobilisent les personnes présentes.Des critiques sur la privatisation fusent mais M. Lachaud affirme que le secteur postal n’a jamais été aussi dynamique, faisant allusion à la politique européenne.
Vives protestations d'un habitant.
Un retour sur Saint-Césaire conduit à souligner que :
. Différents organismes, comme la commission départementale, participent aux décisions prises ; des courriers leurs seront à nouveau expédiés en vue d’éclaircissements ;
. Que les locaux actuels bénéficient de différents avantages par exemple celui d’exonération de la taxe foncière ;
. Qu’une pression maximum sera conduite pour obtenir un distributeur de billets.
- A cette question primordiale, M. Tibérino acquiesce et sort les chiffres de 2009 par rapport à ceux de 2008, prouvant une forte augmentation à Nîmes (comme partout en France parait-il).
. des cambriolages déclarés : + de 22%
. des vols avec violence : + 31 %
Des mesures ont été prises et d’autres le seront pour lutter contre l’extension de cette dangerosité déclare-t-il :
- Une cartographie de la délinquance a été établie qui permettra des réactions mieux ciblées ;
- Des unités d’appui ont été créees aidées de 8 maîtres chien. Elles circulent de 15 heures de l’après-midi à 2H du matin ;
- Des techniques de pointe seront mises en œuvre comme de nouvelles caméras, vidéos.
* Guère rassurées, des victimes alors racontent :
- « Habitant le quartier bas, j’ai été cambriolé 3 fois dans l’année »,
- « J’habite le Mas Roman, j’ai été l’objet d’un cambriolage suivi d’une tentative de vol de la voiture de ma fille ».
- Un buraliste a été cambriolé à 3 H de l’après-midi.
Des habitants du Mas Roman réclament : « Au moins une simple ronde autour des maisons qui ont été cambriolées ».
On fait allusion à une circulation intense, la nuit, sans rapport avec la situation du lieu, dans le quartier du Mas Roman ou rue de l'Eglise et qui traduirait un trafic de drogues.
* On se plaint que le bureau de la Police Municipale soit toujours fermé.
- M. Tibérino objecte que c’est au contraire une bonne chose car ce bureau n’est qu’ « un vestiaire ». Les hommes sont sur le terrain et tournent dans Saint-Césaire, affirme-t-il.
(Effectivement, on a pu apercevoir la voiture de la police municipale passer devant la salle, pendant la réunion).
* Il lui est reproché de promettre des caméras alors qu’il avait, par ailleurs, nié leur utilité en disant « trop de caméras tuent ».
- M. Tibérino confirme sa pensée en estimant qu’il vaut mieux que l’activité des fonctionnaires ne se limite pas au travail d’observation des vidéos. Peu d’entre elles captent le flagrant délit. Elles sont utilisées postérieurement au forfait.
* Tout le monde est d’accord sur le fait que des réactions sont indispensables pour une bonne répression.
* Une caméra sur la passerelle G. Meliès est réclamée pour lutter contre le passage de véhicules motorisés pourtant interdits.
On note qu'on reviendra sur ce dernier point, et qu'il est ajouté :
- Des intervention qui prendront pour référence le niveau de vie anormale par rapport aux ressources déclarées, seront confiées au groupe d’intervention départementale. Le GID qui aura donc cette fonction sera mis en place en fin 2010, début 2011.
* M. Genti aborde ce sujet. Une rénovation est en projet, elle englobe la route de Rouquairol, le secteur qui va de la gare jusqu’au Tri postal. Qu'en est-il ?
- M. Auzon-Cape prend la parole pour commenter les aménagements hydrauliques, le tracé de voies cyclables. Une concertation est espérée avec la Mairie, le Conseil général et les services concernés. Il restera attentif à ces problèmes et travaille de concert avec M Tibérino sur la politique de la ville.
M. Auzon-Cape élargit le sujet et parle de l’incinérateur auquel, avec le groupe communiste, il s’est à l’époque opposé. Quant au compostage, s’il répond à un besoin reconnu, il conviendrait de voir si on a la possibilité de l’installer ailleurs que prévu.
Il fait allusion aux différents pourparlers avec M Filippi, les différents élus pour que des réponses soient données aux questions qui lui ont été posées sur ce service.
5ème question - Elargissement du trottoir sous le pont de la gare ? :
- A ceci, il est répliqué qu’un trottoir voire même deux sous le pont de la SNCF sont en étude.
* Le public s'amuse en imaginant l’espace qui subsistera pour la circulation automobile.
- L’absence de M Felippi est regrettée. M Tibérino apprend que les travaux débuteront à la mi-juin de cette année. Le coût sera d'1 million d’euros. Le bassin aura un volume de 7500 m3.
* On fait remarquer qu’en bas du CHU dans la rue de l’Espoir, de l’Espérance, par fortes pluies, on note 10 cm d’eau dans la rue et elle envahit les jardins si l’averse s’accentue.
Les grilles censées capter l’eau d’écoulement sont rapidement bouchées par les feuilles, les aiguilles de pin et autres. Les habitants de ce quartier doivent venir les dégager s'ils les veulent, à nouveau, utiles. Il faudrait revoir les grilles existantes.
- M Lachaud répond « Vous avez raison » mais c’est un problème technique. Déboucher se fait mécaniquement. On n’a pas d’autre moyen d’action.
Il signale que 20 millions d’euros sont consacrés à la lutte contre les inondations.
* Il est fait un comparatif avec celles de Paris. Elles sont identiques, ce n’est pas normal !
- M. Lachaud rétorque que les taxes d’habitation, foncières du bâtis et non bâtis n’ont pas augmentées. (Protestations) malgré de nouvelles dépenses. La voierie de Nîmes est identique à celle de Paris ce qui engendre des investissements élevées. La police municipale a augmenté. Elle compte 134 agents actuellement.
* Elle taxe des artisans quand ils veulent déposer. Le gain étant maigre, ne pourrait-on pas leur accorder la gratuité ?
Réponse : Le client paye le service
* Des grabats sont déposés n’importe où et quand c’est une propriété privée, on condamne le propriétaire, c’est injuste !
* Des bennes vertes sont réclamées car trop peu suffisantes.
- Réponse : Le printemps venant cela semble opportun.
- M. Perotti explique qu’une 2ème ligne de chemin de fer, par doublement, entraînera le déplacement de la gare de Saint-Césaire de 200m vers le Marché gare. Deux rocades verront le jour, une au Nord, l’autre à l’Ouest mais qui n’est pas encore déterminée. Cette dernière, qui conduira à un bouclage avec Millau, traversera la zone artisanale ce qui obligera l’ERM, (Etablissement Régional du Matériel), à se délocaliser. L’échéance prévue est en 2025.
Les rires font ajouter qu’une recherche d’investissements privés diminuerait l’échéance à 5 ans.
* Le porte-parole de l'association « Défense des Familles » explique : depuis un an se posent de graves difficultés dont à fait l’écho, le quotidien « Midi Libre », le vandalisme des tombes.
Le cimetière était entretenu et les portes ouvertes et fermées par un gardien, par la police municipale mais depuis plus personne n’est affectée à ce service, les portes ne sont plus fermées, les tombes ne sont pas surveillées.
Des sépultures ont été saccagées. Une femme qui se recueillait sur une tombe s’est vue abordée par un inconnu qui cherchait à savoir si elle était seule ou accompagnée. Dans quel but ?
La représentante de l’association s’est adressée à la Mairie, une pétition a été signée, Me Tournier-Barnier avertie, sans résultats.
La peur d’agression empêche certaines personnes âgées de s’y rendre et c’est très mal vécu. L’association a envisagé que des bénévoles gardent la nuit et protègent le cimetière à tour de rôle.
(Remarque : Il avait été avancé lors du débat sur la 3ème question, que plus de sécurité des personnes entraînerait une hausse des impôts. Mais a contrario, il ne sera pas admis au nom de « l’ordre de l’humain, du respect de la personne », que logiquement la suppression d’une prestation autrefois existante, celle de la surveillance des tombes et des personnes venues se recueillir, entraîne une baisse d’impôts. Le montant des impôts serait-il sujet à philosopher ?).
- M. Lachaud sollicité reconnaît que le cimetière tend à être sécurisé.
* Le budget réclamé serait celui d’un emploi de 25 heures par mois pour une personne qui déjà a accepté de s’engager.
- M. Tibérino parait ouvert à la proposition dont il admet la modestie.
11ème question - Le projet d’amélioration de la N° 113.
* La voie pénétrante est horrible, aucune végétation.
- M. Perotti dit travailler sur l’entrée Ouest et Est mais les modifications envisagées précédemment semblent freiner la progression des travaux.
12ème question – Les débordements estudiantins
* Les riverains, rue Brillat-Savarin, subissent des excès de la part des étudiants de Vattel, de la faculté de médecine, de la résidence des étudiants. Bruits, jets de bouteilles, stationnement anarchique parfois sur des emplacements privés, depuis que le parking est fermé aux étudiants de médecine de 1ère année. Même la chambre funéraire de Roblot en est incommodée.
On demande une rotation fréquente des bus, que le parking payant de l’hôpital soit accessible aux étudiants.
En outre, les camions qui travaillent sur le chantier du lotissement du Saut du Lièvre en construction, empruntent des voies interdites.
- M. Lachaud rectifie le nombre de constructions avancé jugé excessif. Il ne serait que de 250 logements. Il ajoute que le chantier n’est que provisoire, il s’achèvera cet été, il appelle à la patience.
Une voie devra être faite.
- M. Tibérino révèle qu’une proposition d’abonnement au parking Vinci a été faite aux étudiants, moyennant le prix d’un paquet de cigarettes par mois, elle n’a pas abouti.
Il rejette l’idée de verbaliser pour stationnement gênant les étudiants.
* Les chicanes posées sont trop larges.
M. Tibérino reconnaît que c’est un problème. Une maintenance policière par vidéo est possible.
Divers
Le nettoyage de la colline du Moulin, il est accepté, le nettoyage de la Place, la taille des platanes avenue de la gare, la non visibilité des plots de la gare quand il pleut, l'heure de l'Eglise dont le réglage n'est pas fait en temps voulu, le manque de contenaires pour le tri sélectif du coté de la cave coopérative (bien que disparue, elle sert de repère).
La réunion prend fin.
Il est 20h15. La salle se vide. Seuls quelques saint-césairois restent pour converser avec les personnalités présentes.
Quelques photos de la réunion suivront bientôt.
Le 30-06-2009 Assemblée générale
Le 26-11-2007 Paroisse réformée :Repas fraternel
Le 17-12-2009 Temps glacial
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